EMMAÜS MUNDO'

Une seconde vie pour les objets, une seconde chance pour les hommes.

Valeur ajoutée artistique

Publié le 20 Septembre 2010 par EMMAUS MUNDOLSHEIM

DNA 19/09/10

 

Pour marquer ses dix ans d'existence, Emmaüs Mundolsheim organise encore aujourd'hui une série d'animations sous le titre « Patrimoine de l'éphémère ».

 

Des animations variées sont programmées encore aujourd'hui pour marquer les dix ans d'Emmaüs. (Photo DNA - Jean-François Badias)

     

 Sur une scène installée dans l'une des entrées, Barbara et Corinne, deux salariées d'Emmaüs Mundolsheim, proposent avec enthousiasme le répertoire d'Édith Piaf, pour le plus grand plaisir des visiteurs qui se sont confortablement installés dans les divans mis en vente. Dehors, la troupe Tohu-Bohu prépare sa scène pour interpréter « Robin des Bois » en fin d'après-midi. A quelques mètres, Daniel Depoutot, plasticien, est en train de composer un personnage avec des objets divers, récupérés le matin même dans la benne à ferraille.
 A l'entrée, Marie-Paule Lesage, artiste plasticienne, invite les visiteurs à mettre quelques minutes des chaussures, puis les tremper dans une encre bleue avant de laisser les traces sur de grands draps blancs. Des compositions, accrochées au grillage, sèchent au vent.

Des textes suspendus comme du linge qui sèche

      A un stand, Kendra Nakamura et Isabelle Ducez, créatrices de vêtements, s'affairent derrière leurs machines à coudre pour confectionner une robe de mariée avec des rideaux, draps, chutes de tissu et... une moustiquaire ! La robe devrait être achevée aujourd'hui, avant de prendre sa place dans le défilé de mode prévu le 3 octobre.
 Au-dessus de leurs têtes, des fils avec des feuilles de papier et des textes suspendus comme du linge qui sèche. Bernard Ebel, écrivain poète, s'est amusé à laver des poèmes, à les faire ainsi sécher, à les repasser avant de les offrir. A l'intérieur, entre les dizaines de meubles, François Small qui porte un gigantesque gibus s'installe ponctuellement sur une pyramide de palettes, dégorgeant de livres, pour déclamer des textes depuis le fauteuil installé au sommet. Des animations variées pour décliner ce « Patrimoine de l'éphémère », faire découvrir ou redécouvrir ce chantier d'insertion qui permet de donner une nouvelle vie à des objets porteurs d'autres histoires, de donner une chance aux salariés. Comme le résumait Thierry Kuhn, directeur d'Emmaüs, c'est une manière de donner « de la valeur artistique » à ce patrimoine éphémère.

 

D.E. Wirtz-Habermeyer

 

     Emmaüs Mundolsheim, ZAC des Maréchaux, Mundolsheim, Tél: 03 88 18 15 61.

Trois rendez-vous

    Les animations « Patrimoine de l'éphémère » se poursuivent aujourd'hui, de 10 à 18 h, avec des expositions et des performances d'artistes Daniel Depoutot, Marie-Paule Lesage, Nicolas Houdin, de designers Nicolas Couturier et la Fabrique Solid, de créatrices de vêtements Kendra Nakamura et Isabelle Ducez, d'un photographe Vladimir Tankovitch, de Bernard Ebel, écrivain poète, de François Small, comédien, et de Renate Pook, danseuse. Présence aussi des plasticiens Eric et Christophe Meyer, de Wonderbabette. Le groupe Impro'glio présentera son concert « Jazz en chantier », avec des chorégraphies de Renate Pook à 14 h. Prochains rendez-vous : le 3 octobre de 14 h à 17 h 30 vente spéciale de vêtements de marque et défilé de mode avec les créations d'Isabelle Simonin, à partir des vêtements récupérés. Le 16 octobre à 21 h concert au Molodoï avec Indika (reggae), Silmarinium (rock), Spleen Velvet (power pop), Benjamin (pop, folk). Entrée : prix libre.

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